Les formes de la vallée

Après le succès de notre exposition extérieure de l’an dernier, nous sommes ravis d’inaugurer Les formes de la Vallée, notre deuxième exposition de sculptures en plein air, mettant en vedette des œuvres de Denise Coker, Genevieve Cloutier, Janice Collette, Will Desjardins (en collaboration avec les élèves de l’école Wakefield Elementary), CJ Fleury, Claude Latour, Diane Lemire, Angèle Lux, Heather MacDonald, Beth McCubbin, Jamie Munro, Hannah Ranger et Béla Simó.

Parcourez le site, suivez le sentier de la chute d’eau en passant devant la maison en bois rond et découvrez des sculptures nichées dans le paysage.

Entrée gratuite, ouverte à tous.
L’exposition sera présentée jusqu’à la mi-octobre.

Remerciements spéciaux à nos bailleurs de fonds et partenaires

  • MRC des Collines-de-l’Outaouais par l’entremise de l’Entente de développement culturel

DENISE COKER

Nous sommes un

Dimensions de l’œuvre: 8 pi × 8 pi

Matériaux : 403 verges linéaires de tissu récupéré et réemployé, ainsi que 370 verges linéaires de fil de pêche Trilene.

Cette œuvre, une construction textile tissée contemporaine, offre une interprétation expressionniste colorée du paysage des collines de la vallée de la Gatineau et du pouvoir réparateur de la nature.

Des vêtements et des textiles d’ameublement ont été déconstruits (décomposition), puis leurs fibres ont été tissées pour donner naissance à une nouvelle entité, symbole de renouveau, de renaissance et de beauté.

L’œuvre représente également les différentes communautés qui font de la vallée de la Gatineau leur foyer. Ce symbolisme est intentionnel, car ensemble, nous sommes un!

Bio:
Originaire d’Angleterre, Denise a étudié les beaux-arts à Munich, en Allemagne, et exerce son métier d’artiste depuis plus de 60 ans. Depuis son installation à Rupert en 2001, elle continue de créer des installations textiles ainsi que des peintures à l’huile et à l’acrylique. Ses œuvres ont été exposées à l’échelle internationale et font actuellement partie de collections privées en Europe, en Australie, au Canada et aux États-Unis.

https://denisecoker.com

GEN CLOUTIER

Vestiges

Installée en cercle à l’extérieur de l’ancienne école classée au patrimoine, son œuvre se compose de traces abstraites et superposées réalisées sur de vieilles chaises d’école remises à neuf. Ces pièces constituent un paysage pédagogique réinventé, rendant partiellement visibles les traces inexprimées et les échanges énergiques entre les êtres humains et la mémoire de la vallée.

Bio:
Gen Cloutier (elle/iel) est une artiste neuroqueer, chercheuse indépendante, professeure à temps partiel et membre de la Place des Artistes de Farrellton, ici, sur le territoire des Algonquins et des Anishinaabe.

https://gencloutier.ca

JANICE COLLETTE

Fragile

Des branches de vignes en équilibre dans ce décor naturel est un rappel de la délicatesse et de la fragilité de notre monde éphémère.

Bio:
Inspirée de vieux objets, par leur vécu et par leurs imperfections, Janice s’attarde sur le passage du temps qui y a laissé sa marque. Sa dernière série reflète un moment particulier dans sa vie à travers l’exploration de textures, de formes et de couleurs. Le besoin de ramener les gens ensemble pour connecter et partir un dialogue est d’importance primordial. Ceci explique l’ajout des pièces interactives et d’installations à ses tableaux dans ses expositions récentes. Parmi les autres séries présentées sur ce site se trouve la série de bouteille qui fait référence à l’image féminine et ses préoccupations. En dernier, la série d’oiseaux et autres œuvres donne un aperçu sur son intérêt de l’interaction de la lumière, de la couleur et du mouvement.

https://janicecollette.wixsite.com/artiste

WILL DESJARDINS
En collaboration avec les élèves de l’école primaire Wakefield

La machine temporelle du saule

Un projet formidable mené en collaboration avec le Fairbairn House Heritage Center et les élèves de 4ième et 5ième annde l’école primaire de Wakefield. Ce fut une expérience enrichissante que de réfléchir ensemble au fonctionnement de notre « machine à remonter le temps » et aux techniques de construction, tant pour la structure en branches que pour le revêtement en saule. Les trois pierres intégrées symbolisent le passé, le présent et l’avenir, et la sculpture mesure près de 12 pieds de haut. Et maintenant, en route !

Bio:
https://www.instagram.com/desjardins.william

CJ FLEURY

Écouter le sol : dispositif no 3

Matériau : pin
Toutes mes oreilles dessinées et sculptées s’inspirent de la « théorie du ver de terre du changement social » d’Ursula Franklin. Par pur hasard, les Osler m’ont offert un tronc de pin tombé (30 pouces de diamètre). Initialement destinée à être exposée dans une galerie, j’ai décidé, après un voyage sur la côte ouest il y a trois décennies, de laisser cette sculpture vivre dans la nature.

Bio:
cj est connu pour associer des non-artistes à des projets de grande envergure ; parmi les plus récents, citons « Flower Petal Mandala » de LaFab et « SYMBIOSIS », une installation multimédia créée pour « Eco Echo » : présentée dans six sites du MRC, elle a ensuite été invitée pour une exposition de cinq mois au Musée canadien de la nature. Parmi les 20 commandes publiques de cj, deux monuments situés dans le centre-ville d’Ottawa traitent de la violence faite aux femmes et du militantisme contre la pauvreté.

https://cjfleuryart.ca

CLAUDE LATOUR

L’offrande

L’offrande a été créée à l’origine en 1998 en l’honneur de l’Université d’Ottawa, qui célébrait alors son 150e anniversaire officiel. Fondée en 1848 sous le nom de Collège de Bytown, l’institution a marqué ce sesquicentenaire par une année entière de festivités, comprenant notamment des expositions historiques, l’émission d’un timbre commémoratif par Postes Canada et une reconnaissance officielle de la part de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Les Oblats se sont servis de l’Université d’Ottawa comme tremplin pour pénétrer au cœur du territoire algonquin, s’appropriant ainsi nos objets sacrés, nos enseignements et nos offrandes dans un univers de langue, de culture et de mystères qui leur étaient étrangers.

Bio:

Claude Latour est né et a grandi à Ottawa, en Ontario. Il est d’origine mixte : européenne, algonquine et kanyen’kéha. Du côté maternel, il est membre de la bande des Kitigan Zibi Anishinabeg de la Nation algonquine, au sein du clan de l’Ours.

L’influence de la riche culture algonquine de Latour transparaît clairement dans son œuvre, qui comprend des sculptures, des peintures, des vidéos et des œuvres en techniques mixtes. Il est titulaire d’un diplôme en beaux-arts du Collège du patrimoine du Cégep de l’Outaouais, à Hull (Québec) (1996), ainsi que d’une licence en beaux-arts de l’Université d’Ottawa (Ontario) (2001).

Les œuvres de Claude ont été exposées en Europe et partout au Canada ; elles font partie des collections de V-tape Distribution, du Centre des arts autochtones du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (AINC), de la collection de la Ville d’Ottawa, du bureau de la bande de Kitigan Zibi, de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada, d’Affaires mondiales Canada, du SCFP, ainsi que de nombreux collectionneurs privés.

Au cours de sa carrière, il a notamment servi pendant quatre ans comme caporal dans l’Armée des Forces armées canadiennes, a été percussionniste traditionnel au sein des Red Road Singers, a mené des recherches à titre privé sur le projet de loi C-31 relatif au statut d’Indien, a occupé le poste de technicien en beaux-arts à Art Zone et a enseigné dans le cadre du programme Médias et design à l’Algonquin College.

DIANE LEMIRE


Le poids de porter

Dans le courant d’un petit ruisseau repose un berceau, refuge fragile pour les silhouettes d’oiseaux. À l’image de la rivière qui façonne lentement la terre qui nous porte, ce lieu de protection évoque les liens qui nous unissent au monde vivant. Les oiseaux, vulnérables aux changements environnementaux, deviennent les témoins silencieux de ce que nous risquons de perdre. Entre le mouvement de l’eau et la promesse du berceau, l’œuvre invite à réfléchir au poids que représentent le fait de porter, de protéger et de prendre soin de ce qui nous a été confié.

Bio:
Depuis plus de 25 ans, Diane Lemire développe une pratique artistique multidisciplinaire inspirée par le monde qui l’entoure. À travers la sculpture en techniques mixtes, l’art textile, la peinture et le land art, elle explore les thèmes de la mémoire, du temps et du lieu. Son travail intègre souvent des matériaux recyclés et des éléments naturels, créant un dialogue sensible entre l’être humain et son environnement.

https://www.instagram.com/lemirediane

ANGÈLE LUX

Confluence chromatique

Dimensions: 175 x 55 x 55 cm.

« Confluence chromatique » explore la rencontre entre geste humain et écosystème, entre couleurs et paysage. Les rubans verticaux qui s’entrelacent composent une confluence interne qui fait écho à l’eau, à la lumière et à la végétation. La sculpture s’inscrit ainsi dans la vallée comme un point de rencontre entre matière, lumière et vivant.

Bio:

HEATHER MACDONALD

Eau-Feu-Terre-Vent-Esprit

Je crée des sculptures multimédias inspirées par les formes et les motifs de la nature, les forces de transformation et les jeux de lumière. Je montre comment les formes des insectes, de la flore, des fossiles et des motifs géologiques font écho à celles des cellules, des synapses et du cosmos, mettant ainsi en lumière à la fois l’interdépendance et le caractère éphémère de la nature.

La curiosité, l’expérimentation et le jeu sont omniprésents dans ma pratique créative, même lorsque j’aborde des questions complexes telles que la perte de biodiversité et la nature changeante de la mémoire.

BETH MCCUBBIN

Frères explorateurs
Béton 2026

Mon art explore et réagit aux complexités de nos univers matériels, sociaux et environnementaux.
C’est un moyen d’expression personnelle et un outil critique de commentaire, de réflexion et
d’intervention sociale.
En utilisant des matériaux recyclés, des objets trouvés, de la céramique et du béton, je m’intéresse au
potentiel passé et futur de la vie quotidienne. Mes œuvres en céramique associent images et textes —
des visuels originaux accompagnés de récits et de phrases. Les sculptures en béton mettent en lumière
des moments significatifs, souvent négligés. Les œuvres réalisées à partir de matériaux de récupération et de techniques mixtes prennent souvent
des formes qui leur sont propres afin de révéler la force et la signification des objets du quotidien.

Bio:
Beth McCubbin vit et travaille à Low, au Québec. Elle s’est installée assez récemment dans les collines de Gatineau, après avoir visité la région pendant de nombreuses années.
Elle exerce le métier d’artiste plasticienne à temps plein depuis l’âge de 20 ans, travaillant dans des galeries, des théâtres et des centres d’artistes autogérés, ainsi qu’en tant que formatrice et conservatrice d’objets.

https://www.bethmccubbin.com

JAMIE MUNRO

les couches du temps

 

Couches d’eau
Couches de terre
Couches de vie

Le temps est synonyme de mouvement
et de changement

Bio:
Jamie Munro, artiste de longue date et menuisier aujourd’hui à la retraite, continue de donner vie à sa vision du monde naturel.
Utilisant des techniques mixtes, il a réalisé de nombreuses installations dans la région au cours des dernières décennies. Il a également exposé et vendu ses peintures, dessins et estampes originales à Toronto, Ottawa, Chelsea et Wakefield.

 

HANNAH RANGER

Visiteurs

2026, laine, soie, fibre de bambou

J’adore m’émerveiller devant les formes et les qualités extraordinaires de la vie telle que nous la découvrons au microscope, et devant la façon dont les cellules mêmes qui rendent la vie possible nous semblent complètement étrangères. Elles semblent venir d’un autre monde, et pourtant, il y a une beauté et une familiarité dans les formes et les motifs des cellules et des êtres microscopiques qui suggèrent une architecture exquise et inhérente, sous-jacente à toute vie sur Terre et au-delà – imperceptible sans le recours à une technologie en constante évolution.
Ces créatures arboricoles sont des versions fantaisistes de ces êtres microscopiques, agrandies et placées dans un contexte improbable, offrant l’occasion de contempler différents niveaux d’existence et d’interdépendance.

Bio:
Hannah Ranger est une artiste plasticienne dont la pratique artistique, axée sur les fibres, allie sculpture textile, lumière, son et éléments numériques afin d’explorer les relations entre les personnes, les lieux et l’écologie. S’appuyant sur des procédés artisanaux traditionnels, un savoir-faire en feutrage transmis par des mentors et des technologies contemporaines, elle crée des environnements interactifs qui invitent à la réflexion et à une expérience sensorielle. Hannah Ranger a exposé à l’échelle nationale, a bénéficié du soutien de conseils des arts et d’organismes culturels, et apporte plus de 14 ans d’expérience dans le développement de programmations artistiques, de résidences d’artistes, d’expositions et d’initiatives culturelles communautaires dans toute la région de l’Outaouais.

https://www.hannahranger.com

BÉLA SIMÓ

L’arbre

Aluminium – 255 x 95 x 90 cm.

« L’arbre » transpose la silhouette d’un arbre en un faisceau de lignes métalliques qui semblent suivre l’élan d’une eau en mouvement. Par ses courbes ascendantes, l’œuvre évoque la manière dont une rivière façonne une vallée : creusant, contournant, guidant la forme tout en la laissant s’élever. Cette dynamique fluide inscrit la sculpture dans un paysage en transformation où le métal devient trace, mémoire et prolongement du passage de l’eau

Bio:

Sculpteur professionnel de Val-des-Monts, au Québec, Béla Simo cumule plus de 35 années de pratique.